
© Eduard Ibáñez
« La postérité du soleil » , exposition d'Eduard Ibáñez et Danilo Sartoni présentée du 25 mai au 29 juillet 2012.
Vernissage le vendredi 25 mai à 18 h en présence des artistes.
« Le monde est un grand animal. Ses os sont propres. » Les hommes lèchent le vent, lèchent les herbes, lèchent les feuilles de maïs coincées entre les pierres. Les hommes rampent sur les chemins. Le soir est d'or. S'ils levaient la tête, ils pourraient apercevoir les cols italiens. Mais les hommes marchent sur les sentiers des chèvres, dans les pierriers, les lapiés. Leurs pieds deviennent pierres. L'alliée. Sept minutes avant, Melik Ohanian avait posé des bougies dans les haberts mais le vent les a éteintes. Il déchire maintenant les images de Danilo Sartoni, lentement, consciencieusement. Sartoni, Sartoris. Il fait chaud et il ne se passe rien. Rien parce que les plumes et les feuilles sont lisses comme des os et les hommes d'Eduard Ibáñez sont devenus sentiers, pierres et blocs.
Raymond, Rémi, merci pour les images que vous abritez et pour la marche minérale, sept minutes avant.
Céline Duval
« La postérité du soleil » d'Albert Camus, 2009, Éditions Gallimard.