
Pectène, 2006 - 65x80 cm. Tirage numérique contre-collé sur aluminium © Franck Goldbronn
A Strasbourg, Stimultania est un lieu de diffusion de la photographie depuis vingt années. Issu du mot "stimuler", Stimultania a élargi ses propositions en présentant au public des musiques. Parce que la confrontation stimule, l'espace est utilisé comme un lieu de recherche avec cinq expositions annuelles et trois apéritifs-concerts mensuels.
visites guidées / brunchs-débats / café / Scolaires : possibilité de goûter sur place
Seit nunmehr 20 Jahren zeigt Stimultania in Straßburg Fotografie. Aus dem Begriff „stimulieren" hervorgegangen, hat die Einrichtung ihr Angebot erweitert und präsentiert nun auch Musik. Und weil Konfrontation stimuliert, wird der Raum auch als Ort der Forschung genutzt: für 5 Ausstellungen pro Jahr und 2 abendliche „Apero-Konzerte" im Monat. Führungen / Brunch mit Debatte / Café / Schulgruppen: Vesper vor Ort möglich
In Strasbourg, Stimultania has brought photography to the public eye for the past twenty years. Stemming from the word "stimulate", Stimultania had broadened its horizons by introducing musical events. Because confrontation is a form of stimulation, the space is used as a creative laboratory with 5 annual exhibitions and 2 concerts per month. Guided tours / brunch-debates / café / School groups: picnic area available
édito juin - juillet
« Il y avait à ce moment-là dans cette région un oiseau déboucheur de bouteilles. Son chant n'est pas bien long. D'abord un son de préparation, puis, rrap... vous faisait sauter le bouchon de la bouteille et le liquide se répandait en bourdonnant. Ce qui était surtout bien imité, c'était l'arrachement du bouchon ; on sentait le vide après, et l'air qui rentrait par le goulot. J'essayais de ne pas y faire attention.
Mais en vain.
Cette forêt où pétait de tous côtés le champagne était étonnante. » *
Il faut partir bientôt. [Départ de nos bagages demain matin, soyez là à partir de 2 h.] Nous sommes fous de cet exil qui chauffera notre fièvre ; neuf jours que les pirogues s'attardent : nous partons. On dévale des rapides, on croise le chemin des fourmis géantes, notre main est gonflée par les moustiques, notre jambe nous fait mal. On serre les dents, dressés et droits. Lentement le soleil se lève derrière le Yucatán : poisson perroquet, criquet rose, squelette de crapaud, marabout d'Afrique, pélican, crâne de rhinocéros, cornes d'oryx gazella, papillon, pectène, harbanne, gruse, tison, pigeon, chien. [Waoohhh !]
La photographie doit trouver son chemin dans « le labyrinthe de toutes les photographies du monde » dit Roland Barthes. Je comprends l'exacerbation fébrile et hystérique de l'artiste qui explore un champ infini et vierge. Même si la pirogue est trop petite, si la forêt s'appelle Fontainebleau, si Franck doit lancer une poule dans son studio, si Assan Smati dételle ses chevaux bleus pour s'asseoir dans l'atelier d'URDLA.
Merci Cyrille. Merci Mme Wandhammer. Merci Arsène, Carole, Izabela et Barbara.
Champagne.
Céline Duval.
* « Ecuador » d'Henri Michaux, 1929, éditions Gallimard