MERCREDI 10 JUIN
À 17h : visite de l’exposition NUL SOLEIL. MAIS LE FEU. à Stimultania (33 rue Kageneck, 67000 Strasbourg)
À 18h30 : projections & rencontre au Lieu Documentaire (31 rue Kageneck, 67000 Strasbourg – 2e étage)
Strasbourg Est. Portrait robot d’une ville d’occident à la fin du siècle d’Alain Willaume et Georges Pasquier. 45 minutes. 1988. France 3 Alsace. France.
Phare Ouest. Chroniques d’Extrême-Europe n°1, Île de Fer – territoire espagnol d’Anne Testut et Alain Willaume. 7 minutes. 1991. Les Films de l’Observatoire, Eurocréation Production, Testut & Willaume.
Alain Willaume. Portrait robot au bord du gouffre, réalisé par Baudouin Koenig et co-écrit avec Fulvia Alberti. 26 minutes. 2004. SEPPIA, France 3 Alsace. France.
Poesis. Un film photographique du collectif de photographie Tendance Floue. 32 minutes. 2016. Collectif Tendance Floue. France
En partenariat avec Le Lieu Documentaire.
Une soirée avec Alain Willaume, photographe. Un réel hanté. Au programme : deux films co-réalisés par Alain Willaume, un documentaire sur son travail et un film photographique du collectif Tendance Floue. Un rendez-vous propos en partenariat avec le Lieu Documentaire, à l’occasion de leur temps fort photographie. Photographe pour qui la fiction n’est pas l’envers de la réalité mais une de ses modalités, Alain Willaume n’oppose pas engagement et mstère. Farouche expérimentateur de formes, il développe, à l’écart des courants, une oeuvre faite d’images énigmatiques qui, toutes, racontent la tension et la vulnérabilité du monde et des humains qui l’habitent.
Alain Willaume et Georges Pasquier portent sur Strasbourg le regard qu’un homme amoureux porterait sur celle qu’il aime depuis longtemps. Les réalisateur n’en voient plus les traits extérieurs, ceux que tout le monde connait. Le portrait qu’ils esquissent de la ville tient un peu de la confidence, de l’indiscrétion, de la surprise. Strasbourg Est. Portrait robot d’une ville d’occident à la fin du siècle ne relève d’aucun genre répertorié. La seule parole qui structure le film est celle de Monsieur Rudloff, le maire, dont le discours lu le 1er janvier 1988 ponctue les séquences.
Phare Ouest. Chroniques d’Extrême-Europe n°1, Île de Fer – territoire espagnol est une évocation poétique de la mythique Île de Fer. Ptolémée, le géographe de l’antiquité, y situait le méridien O du monde connu et l’a décrété terre la plus occidentale du continent européen. On y découvre Jorge, le gardien du dernier phare à pétrole de l’île et d’autres habitants et aspects de cette île aux confins de l’Europe. Ce film a été tourné en 1991, au début du Voyage en Extrême Europe qui a donné naissance à la série photographique De Finibus Terrae.
Alain Willaume. Portrait robot au bord du gouffre est un documentaire-portrait qui nous mène avec Alain Willaume, des rives du Rhin jusqu’à Dharamsala en Inde, en passant par les Rencontres d’Arles où il présentait en 2023 son exposition Bords du gouffre.
À l’origine, le mot grec poesis signifie création. Il s’agit encore de faire ensemble, d’inventer, de s’inventer en images. Cet opus de l’œuvre collective du collectif Tendance Floue s’inscrit dans un courant contemporain de résistance artistique. À notre mesure, nous devons nous tenir aux côtés de celles et ceux qui s’engagent pour défende la célébration permanente du regard poétique, la magie de voir la lune comme si c’était la première fois. Poesis, un film photographique avec les images de Pascal Aimar, Thierry Ardouin, Denis Bourges, Gilles Coulon, Olivier Culmann, Grégoire Eloy, Mat Jacob, Caty Jan, Yohanne Lamoulère, Philippe Lopparelli, Bertrand Meunier, Meyer, Flore-Aël Surun, Patrick Tourneboeuf et Alain Willaume. Musique : Fedaden et Del Wire. Réalisation : Meyer.