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Le geste en sens contraire

Topotrope et 21 premières Bac Pro SAPAT

  • CRÉATION ARTISTES / PUBLICS

24/01 - 27/01/2017

Saint-Chamond

Le geste en sens contraire © Topotrope et les 21 premières Bac Pro SAPAT

Photographies réalisées par Merwan Alouache, Aurélie Bagne, Chloé Blanchon, Océane Bruchet, Mylène Crossonneau, Cyrielle Faure, Emilie Fayard, Camille Ferroul, Meriem Greco, Anaïs Ighit, Maëva Magand, Juliette Nesme, Mathilde Rico, Lucie Royet, Mariane Sequeira, Célia Tezkrat, Naomi Tshilumba-Kande, Laëtitia Valette, Lisa Valette, Noémie Vettore, Mélanie Vogue.

Intention artistique menée et pensée par Topotrope (Alexandra Caunes et Julio Bescos)

Temps de création mené sur 20 heures réparties en une semaine, en janvier 2017.

Avec Françoise Rochette, professeure de français.

À la Maison Familiale Rurale de St-Chamond.

Intervention portée par Stimultania Pôle de photographie.

Soutenue par la DRAC et la Région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de l'appel à projet Découverte Région, Passeurs de Culture.

Pour cette expérience autour du geste et du langage, Stimultania invite Topotrope (Alexandra Caunes et Julio Bescos) à accompagner le groupe de première bac pro SAPAT (Service aux personnes et aux territoires) en formation à la Maison Familiale Rurale de St-Chamond.

D’abord il y a la rencontre avec un groupe de jeunes filles (ou presque), internes dans un lycée professionnel. Ici l’objet de leur formation : aide à la personne. De là faire converger notre volonté de donner à voir, par la photographie, l’objet de notre rencontre. De ce que l’on y aura à fabriquer, ensemble. Se concentrer sur cette idée du geste à déployer dans cette activité, un vocabulaire de gestes. Le geste de quoi, de qui, et quand, et pourquoi.

Aussi le contexte de formation professionnalisante pour ces jeunes, leur lieu de vie et des attitudes, ou mouvements à exécuter pour « aller vers » un autre. Comment cela s’initie, qu’est-ce que cela génère, un geste en aide à ? Comment cela vient se loger en eux, dans le corps de jeunes gens. Tenter ensemble de mettre hors contexte des représentations de leur univers professionnel et faire des liens avec la représentation liée à l’histoire de l’art.

La langue des signes comme geste-vision-espace.
Le roman-photo et/ou le GIF animé comme moyen de production.
” Topotrope

Chacun passe devant et derrière l’appareil, reproduisant d’abord un geste sorti du quotidien, en vêtement de ville. Puis, de manière méticuleuse et attentive, le geste professionnel choisi. L’exercice n’a rien d’évident, il déclenche des sensations, des réactions, multiples et inattendues. La conscience de l’apparence, déjà, et le fait de devoir lâcher prise sur son image. Il y a aussi la révélation de ce geste encore en apprentissage et du fait qu’il est bien maîtrisé.

Le projet s’intègre dans une action menée par les artistes lors de la Biennale du Design de Saint-Étienne, qui questionne, entre autres, le travail. L’ensemble de GIF animés, montés en une séquence vidéo, est présenté dans l’espace investi par les artistes. Les posters sont également exposés et mis à disposition.


Production : posters 50×70 cm recto-verso, imprimés en 200 exemplaires, distribués aux participants et au public de la Biennale du Design 2017.


Créé en 2008 et composé d’Alexandra Caunes et Julio Bescos, artistes plasticiens, Topotrope est un « laboratoire de représentations communes ». Il propose dans le cadre de son activité artistique, des ateliers expérimentaux autour de la réalisation et la manipulation d’objets ou d’images fabriquées. Une réflexion menée sur la fragmentation et la mise en relation d’éléments hétérogènes tirés souvent du quotidien, comme processus d’élaboration et de formulation d’une pensée, d’un geste.